Pourquoi je suis passé de Linux à Mac OS X
12 décembre 2009
par Stéphane Vial
Outre les Commodore 64 et autres Thomson MO5 qu’on nous montrait à l’école, le premier ordinateur qui m’ait réellement donné du plaisir était l’Amstrad 464, avec son incroyable lecteur cassette intégré au clavier. J’y jouai chez mon voisin, quand j’étais collégien, et j’en garde des souvenirs énormes. Plus tard, quand j’étais étudiant, je me souviens avoir dû saisir mon mémoire de maîtrise sous Windows 3.1, sur un vieux PC 386 qu’on m’avait prêté ! Souvenir nettement moins agréable, il faut bien le dire. Et lorsque je me suis acheté, avec mon propre argent, mon premier ordinateur, c’était en l’an 2000 et c’était là encore un PC sous Windows (Pentium III). Il faut dire que, comme la plupart des gens, je me suis réellement familiarisé avec l’informatique et l’Internet grâce à Microsoft, d’abord avec Windows 98 puis Windows XP que j’ai conservé jusqu’en 2004, soit pendant 4 ans. Mais voilà, tout cela a fini par changer.
En 2003, je m’intéresse à la conception Web et je découvre le concept de « logiciel libre », qui m’enflamme. La rencontre avec un couple de geeks achève de me convaincre de passer sous Linux et, après une installation un peu Rock’n Roll de la distribution Debian de GNU/Linux, je me retrouve à partir de 2004 avec un dual boot Windows / Linux Debian, sous l’environnement de bureau KDE. Je dois dire que j’ai beaucoup aimé KDE et Debian sous lesquels je n’ai jamais eu aucun problème, aucun bug, aucun souci. La stabilité parfaite. En 2006, je découvre la distribution Ubuntu de GNU/Linux et je décide de devenir autonome, c’est-à-dire d’apprendre moi-même à installer mon système, à paramétrer mon dual boot avec Windows, à installer les bons drivers, etc. Ubuntu est plus simple à manier que Debian, c’est le début d’une longue période linuxienne qui a achevé de me convaincre de ne plus jamais remettre les pieds dans Windows.
Mais voilà, en juin 2009, je m’achète un iPhone.
Et là, je découvre un nouveau monde : celui d’avoir mon PC dans ma poche. Très vite, je me laisse séduire et j’apprends que Mac OS X est, tout comme Linux, un système UNIX (notamment FreeBSD) et que les Mac sont désormais équipés, comme la plupart des compatibles PC, d’une architecture de type Intel i386. Mac OS X est donc une sorte de Linux propriétaire avec toutes les ambiguïtés que cela engendre, mais aussi avec tout ce que cela a de séduisant : on peut installer sur un Mac aussi bien Mac OS que Windows ou même Linux. Cela dit, ce n’est pas suffisant pour me donner envie de quitter Ubuntu.
Le problème, c’est que, sur mon tout nouveau PC sur-puissant, j’ai un petit problème de driver de carte graphique, qui engendre des instabilités sous Ubuntu. À certains moments, mon écran se fige, la souris ne répond plus et je dois redémarrer sauvagement, ce qui, dans le monde Linux, est proprement sidérant. Le problème ne vient d’ailleurs pas de Linux ou Ubuntu : il vient de ma machine qui, pour une raison X ou Y que je n’ai pas réussi à identifier, ne parvient pas parfaitement à co-habiter avec Ubuntu. Manque de chance terrible car j’ai d’autres machines à la maison sous Ubuntu pour lesquelles je n’ai aucun problème. Et un beau matin, alors que ce genre de choses ne m’est pas arrivé depuis des années, je perds un fichier suite à un plantage inattendu d’Ubuntu sur ma machine.
Je décide alors de passer à Mac et, du même coup, à MobileMe, le service de « cloud computing » d’Apple qui permet d’avoir toutes ses données « dans le nuage » et, par conséquent, non seulement de ne jamais les perdre, mais de les avoir également dans sa poche, avec l’appli iDisk pour iPhone. Et là, c’est la révolution en termes d’usage : je pressens que je vais pouvoir vivre autrement mes données, mon accès à mes données, partout, dans le métro, au travail, chez moi, que je vais pouvoir avoir dans ma poche tout ce que j’ai créé comme fichiers depuis 10 ans, que je vais pouvoir envoyer par e-mail un fichier depuis mon iPhone sans avoir besoin de repasser chez moi, et aussi, j’allais l’oublier : que je vais pouvoir consulter mes mails partout et tout le temps, sans parler de Twitter et Facebook. Et c’est ainsi que je me suis acheté un Mac.
Et là je dois dire que j’ai été bluffé, non pas par le prix des Mac qui reste trop élevé quoique les performances le sont également, mais par le concept de l’iMac, sur lequel mon choix s’est porté. Le concept de l’iMac, que j’ignorais car je ne m’étais jamais intéressé à Apple, est proprement une idée de designer : il s’agit d’un écran plat, sans tour. Tout est dans l’écran, le lecteur-graveur tout aussi bien que la carte mère et le disque dur de 640 Go… Du coup, je gagne de la place chez moi en n’ayant plus qu’à déposer un écran-ordinateur sur mon bureau. Le design numérique transforme alors ma manière de me meubler. Et me voilà sous Mac OS X Snow Leopard.
Après quelques semaines d’expérimentations et d’adaptation, je peux dire aujourd’hui que je suis pleinement satisfait et que je resterai sous Mac, et ce, pour plusieurs raisons :
- parce que je ne retournerai jamais sous Windows : c’est un système instable, qu’il faut sans cesse redémarrer, qui est saturé de processus, sans transparence, dont on ne contrôle pas le comportement et qui est extrêmement lent, sans parler des virus…
- parce que Mac OS X est vendu dans et avec une machine Apple pour laquelle il est customisé, donc exit les problèmes de reconnaissance matérielle et de drivers : le système est pleinement opérationnel, dans toute son étendue et ses composantes, sans avoir aucun travail de post-installation à faire
- parce que, dans Mac OS X, je peux installer certains logiciels qui n’existent pas pour Linux, tels que la Creative Suite d’Adobe : plus besoin de redémarrer sous Windows pour aller dans Flash ou Photoshop ; en outre, je n’ai jamais aimé les solutions de virtualisation du type Wine ou Virtual Box, qui consomment beaucoup de ressources. De même, dans Mac OS X, parce que c’est un système UNIX, je peux installer des logiciels qui existent pour Linux mais pas pour Windows…
- parce que l’interface de Mac OS X est la meilleure interface graphique existante pour un système d’exploitation : sa conception témoigne d’une démarche de design qui la rend simple, intuitive, immédiate, centrée sur mes besoins directs sans étapes intermédiaires inutiles
- parce que Mac OS X, tout comme Linux, ne fait pas — ou peu ? — l’objet d’attaques virales : c’est un système sécurisé qui, sans être inattaquable, nous laisse vivre en paix sans même besoin d’un antivirus
- parce que Mac OS X, tout comme Linux, est un système UNIX qui a donc 3 avantages : il est totalement transparent, il est customizable et il est très stable, sans plantages à la con ou redémarrages permanents
- et enfin parce que Mac OS X fonctionne nativement avec une foule de produits et services Apple innovants qui transforment et améliorent l’expérience utilisateur, au premier rang desquels je place l’iPhone et les services MobileMe.
Voilà pourquoi je me retrouve, comme tant d’autres, capturé par la stratégie d’Apple. Avant, je faisais partie des 0,68 % d’utilisateurs Linux. Maintenant, je fais partie des 7,83 % d’utilisateurs Mac OS. Et vous, toujours dans la matrice avec les 87,38 % d’utilisateurs Windows ? C’est quoi, de la servitude volontaire ? Sortez de la cage, on respire mieux dehors !
publié à 11:47 dans Analyses et réflexions
Mots-clefs :Apple, expérience utilisateur, Linux, Mac, OS, usage


Fil des billets général
le 12 décembre 2009 à 13:44 - # permalien
Salut Lektum.
Je suis un linuxien depuis 3 ans déjà et comme toi j’ai appris l’informatique avec Windows, puis la liberté avec Ubuntu.
MacOS X est certainement très stable (je n’ai jamais eu l’occasion de le tester) et il est très réputé pour les personnes touchant à la photo, la vidéo et la 3D.
Cependant mis à part tout ça, je pense sincèrement les utilisateurs de Mac sont encore plus prisonniers que ceux de Windows.
Chez Mac tout s’achète, tout est cher et tout est fermé. Et même tu n’as de liberté totale même après achat, car par exemple pour l’iPhone censure tout ce qui ne lui plaît pas. Le matériel Mac n’est compatible qu’avec des périphériques Mac, qu’ils font payer un max.
Jamais je ne retournerai sous Windows (sauf pour quelques logiciels rares) et jamais je ne quitterai Linux. Il y a bien sûr des contraintes, comme bien choisir son matériel avant achat, mais la liberté se mérite.
Pour le côté cloud computing, tu as des services du même genre ailleurs que chez Mac. Un bon petit serveur perso avec un accès SSH sur ton smartphone (je ne sais pas si l’iPhone gère le SSH) et tu es tout aussi libre.
Bonne continuation.
le 12 décembre 2009 à 13:48 - # permalien
Mouaif….
En même temps, canonical propose un service de cloud computing aussi maintenant, Ubuntu One.
De la même manière si tu avais un téléphone plus ouvert qu’un Iphone, comme un OpenMoko ou un téléphone sous Android, tu pourrais le synchroniser avec tes données quelque soit ton OS, sans être prisonnier d’un seul fournisseur.
Quand à l’interface de Mac OSX, si elle te plait temps, il existe des distributions GNU/Linux faisant de gros efforts pour la reproduire. (Je n’arrive malheureusement pas à retrouver les noms via google, mais j’ai déjà vu passer pas mal de news là dessus et les screenshots étaient convaincants)
Pour ce qui est de la compatibilité matériel il me semble qu’il n’y a aucun problème de compatibilité GNU/Linux pour les iMac, donc Mac OSX n’apporte rien de plus de ce coté là.
le 12 décembre 2009 à 13:54 - # permalien
@Lenezir :
Je suis d’accord, c’est là qu’est le problème d’Apple. C’est pourquoi je termine en disant que je me retrouve « capturé » par la stratégie d’Apple. Mais cela n’est pas propre à Apple, c’est là le trait caractéristique de toute la société hyperindustrielle de consommation. Nous dépendons de l’industrie pour tous nos objets et nous sommes sans cesse capturés par les marques, c’est notre condition à l’heure industrielle : tu as une machine à laver Open Source, toi ?
Nous sommes tous capturés par le marketing, personne ne peut prétendre y échapper.
Sinon, oui l’iPhone gère très bien le SSH (hé hé) mais tu n’auras pas avec un serveur perso ce que MobileMe et son système de synchronisation te permet. À l’heure actuelle, ce que MobileMe, Mac et iPhone permettent d’accomplir ensemble en termes d’usage est unique au monde. Cela s’appelle de l’innovation. C’est aussi pour cela que c’est payant. L’innovation industrielle est toujours plus puissante que l’innovation de la communauté Open Source. Et c’est pourtant un partisan et un pratiquant Open Source qui te parle !
Enfin, dans toute cage bien fermée, il y a des verrous qui peuvent sauter. Cela dépend de chacun.
PS : ça sent le troll ce billet… Mais je crois qu’il y a de vraies questions derrière…
le 12 décembre 2009 à 14:04 - # permalien
@MCMic :
c’est vrai ce que tu dis mais tu vois comme il faut ramer pour arriver, comme tu le dis si bien, à « reproduire » Apple et chercher les alternatives… Or, notre société, que cela plaise ou non, est une société de consommation. Les gens n’ont pas assez de temps libre et ont besoin que leurs objets et leurs services satisfassent leurs besoins simplement et rapidement. C’est aussi l’ambition du design : rendre la vie plus simple et pratique à vivre. D’où l’idée que l’innovation industrielle sera toujours plus forte que l’innovation Open Source. Dès lors, si t’es prêt à mettre un peu d’argent pour te simplifier la vie, tu te la simplifies plus vite.
Tout dépend où tu situes l’opérateur de la liberté :
- ou bien tu places la liberté dans le fait de ne pas payer (gratuité) et tu te démerdes tout seul à trouver toutes les alternatives pour arriver à suivre le rythme de l’industrie ;
- ou bien tu places la liberté dans le fait même de payer en te disant qu’en payant, tu te simplifies la vie en t’évitant de passer des plombes à refaire ce que propose l’industrie. Car c’est aussi une manière de gagner en liberté que d’acheter un service. On paye bien sa femme de ménage pour se libérer du poids de cette charge. On peut aussi payer Apple pour se libérer de tout un tas de contraintes informatiques et se simplifier le quotidien.
Tout dépend où chacun situe, pour lui-même, l’opérateur de sa propre liberté.
le 12 décembre 2009 à 14:21 - # permalien
Parce que j’aime bien répondre à des trolls aussi énormes que celui ci :
1. parce que je ne retournerai jamais sous Windows : c’est un système instable, qu’il faut sans cesse redémarrer, qui est saturé de processus, sans transparence, dont on ne contrôle pas le comportement et qui est extrêmement lent, sans parler des virus…
—> Totalement d’accord, et encore là t’es gentil
.
2. parce que Mac OS X est vendu dans et avec une machine Apple pour laquelle il est customisé, donc exit les problèmes de reconnaissance matérielle et de drivers : le système est pleinement opérationnel, dans toute son étendue et ses composantes, sans avoir aucun travail de post-installation à faire
–> Ca existe aussi pour LInux (par exemple http://shop.winux.fr/ ), après des constructeurs comme Dell essayent de mettre leurs logiciels dans Ubuntu à la barbare et ca se voit !
Le mieux reste d’installer soit même Ubuntu (en tout cas chez moi tout marche nikel).
3. parce que, dans Mac OS X, je peux installer certains logiciels qui n’existent pas pour Linux, tels que la Creative Suite d’Adobe : plus besoin de redémarrer sous Windows pour aller dans Flash ou Photoshop ; en outre, je n’ai jamais aimé les solutions de virtualisation du type Wine ou Virtual Box, qui consomment beaucoup de ressources. De même, dans Mac OS X, parce que c’est un système UNIX, je peux installer des logiciels qui existent pour Linux mais pas pour Windows…
–> Je déteste Wine et Virtual Box, mais aussi Flash et Photoshop : c’est cher et on en devient dépendant. J’ai remplacé Flash par l’HTML5 et Photoshop par Gimp ou Inkscape selon les besoins (retouche ou création).
4. parce que l’interface de Mac OS X est la meilleure interface graphique existante pour un système d’exploitation : sa conception témoigne d’une démarche de design qui la rend simple, intuitive, immédiate, centrée sur mes besoins directs sans étapes intermédiaires inutiles
–> KDE est pas mal, après ca dépend de la distribution qui l’intégre et à ce niveau là OpenSuse est pas mal. Mais le libre est historiquement moche : les développeurs pensent au coté fonctionnel.
5. parce que Mac OS X, tout comme Linux, ne fait pas — ou peu ? — l’objet d’attaques virales : c’est un système sécurisé qui, sans être inattaquable, nous laisse vivre en paix sans même besoin d’un antivirus
–> De plus en plus pour Mac, et ca commence pour Ubuntu, le mieux reste de ne pas faire n’importe quoi (installer des programmes sur des sites douteux ou peu sûr).
6. parce que Mac OS X, tout comme Linux, est un système UNIX qui a donc 3 avantages : il est totalement transparent, il est customizable et il est très stable, sans plantages à la con ou redémarrages permanents
–> Il n’y aucun code d’Unix dans Linux, ce ne sont que des spécifications (et surtout la norme POSIX)
Où ca OS X est transparent, c’est un système propriétaire basé sur quelque chose de libre, ce ne sont que des profiteurs…
Du moment où c’est propriétaire ce ne sera jamais aussi customizable que Linux.
7. et enfin parce que Mac OS X fonctionne nativement avec une foule de produits et services Apple innovants qui transforment et améliorent l’expérience utilisateur, au premier rang desquels je place l’iPhone et les services MobileMe.
–> Ca c’est de la dépendance et tu le sais ^^ tout est dépendant, à peine tu à un iPod que tu es (presque) obligé d’avoir tout le reste (Mac, iPhone, …)
Contrairement au monde Linux où régne l’intéropérabilité.
le 12 décembre 2009 à 14:27 - # permalien
Je l’avais dit, ce billet va chauffer… Et pourtant j’ai pas fait exprès. Je voulais juste témoigner d’une expérience utilisateur. Mais vous sortez d’où, chers auteurs de commentaires ? Twitter ? Facebook ? D’autres sites ? J’ai publié ce billet y a une heure à peine et les commentaires arrivent déjà alors que d’habitude tout le monde s’en fout de mes billets techno ! J’aime le numérique. Combien de temps il m’aurait fallu, dans un monde hors ligne, pour parvenir à avoir cet échange ? Vive WordPress, un bon produit Open Source et non industriel…
le 12 décembre 2009 à 14:41 - # permalien
Mac est beau produit, oui, et je suis d’autant plus à l’aise pour en parler que comme ma chère et tendre l’utilise, j’ai également testé. De dire que c’est mieux que Windows, c’est certain et en plus Apple te le fait payer !!!
Mac a de bon logiciel, oui mais ils sont chers. Ils sont tellement chers que des programmes comme Serial Box sortent mensuellement sur les sites de téléchargement illégaux avec tous les numéros de série de tous les logiciels Mac, c’est à se demander qui fournit ces codes d’activation !!!!
Mac reprend des parts de marché grâce à son I-Phone, oui, encore une évidence. Je me demande d’ailleurs ce que tu aurais fait avec un Androïd !!!
Mais comment vas-tu retrouver la joie de l’installation te ta distribution à ta sauce ? Le bonheur d’avoir résolu un problème (et d’avoir échangé avec d’autres passionnés pour y arriver ? La fierté de n’utiliser aucun logiciel piraté ?
Tu t’attendais évidement à ce genre de réaction et tu ne sera pas surpris de faire « péter » ton compteur de visites. Si ton souhait était de « Troller », bravo ! Sinon, dommage !!!
le 12 décembre 2009 à 14:45 - # permalien
Il est animé par Stéphane Vial, designer Web, fondateur de LEKTUM, atelier de Web Design Open Source. ?????????
le 12 décembre 2009 à 14:54 - # permalien
@Clapico :
C’est toujours plaisant d’avoir des visites mais je m’en fiche un peu et je pense pas que mon compter va « péter » pour ça. Je suis étonné et intrigué par les réactions, soudaines et nombreuses, ce qui est peu habituel sur ce blog. Or, il suffit que j’aborde une analyse comparative entre plusieurs produits et technologies pour que tout le monde débarque et pour que cela suscite des passions très vives (comme l’an dernier dans mon billet sur la PlayStation et la XBox), comme si chacun y jouait son identité. Vraiment étonnant, non ? Cela montre en tout cas que les gens — ou les geeks — mettent quelque chose d’eux-mêmes dans leur techno.
Or, ce que j’essaie de montrer, moi, c’est le bénéfice utilisateur du point de vue de l’expérience utilisateur. Au jour d’aujourd’hui, après toutes ces années, peu importe qui est derrière une technologie, ce qui m’intéresse, c’est le bénéfice utilisateur. Qu’est-ce qu’on aura fait pour moi et pour mes besoins ? Tout dépend après quels sont tes besoins et où tu places le curseur de ta liberté, comme je le disais plus haut.
Peut-être que je reviendrai à Ubuntu comme système principal. Je précise pour les nostalgiques que je le garde quand même sur mon NetBook. Mais au jour d’aujourd’hui, c’est Apple qui gagne la bataille du bénéfice utilisateur dans le monde des OS. Pour combien de temps, on verra. Et si l’Open Source pouvait faire mieux, je serais le premier ravi.
– edit –
@Clapico (bis) :
Hé oui, dans le monde Web, les industriels peuvent se gratter la tête encore longtemps, ils sont loin derrière la puissance de Drupal et des serveurs LAMP, et donc de l’Open Source. J’assume complètement ce grand écart et je suis même très content de ne pas camper sur des positions caricaturales. Le fil rouge de mon propos, c’est l’expérience utilisateur : en termes d’usage, donc, l’Open Source est très loin devant l’industrie lorsqu’il s’agit des outils de gestion de contenu pour le Web. C’est effectivement cela l’idée de Lektum comme atelier de Web design Open Source.
le 12 décembre 2009 à 15:02 - # permalien
J’éspère qu’en plus, tu ne fume pas
Les propriétaires américains d’un ordinateur Mac qui se trouvent également être de gros fumeurs risquent de rencontrer quelques problèmes pour faire jouer leur garantie constructeur Apple.
En effet, selon le site The Consumerist, trois Américains ont vu leur garantie Apple Care annulée quand ils ont voulu faire réparer leur Mac défectueux sous prétexte qu’ils fumaient et que la fumée de cigarette avait pu imprégner leur ordinateur Apple.
Après avoir laissé leur précieuse machine encore normalement protégée par la garantie payante Apple Care Protection à l’Apple Store, ces clients ont eu la mauvaise surprise de voir revenir leur Mac toujours endommagé : selon Apple, la garantie contractée a été annulée car ces ordinateurs ont été longtemps utilisés dans “des endroits enfumés”.
Résultat : la réparation des Mac entrainerait des “risques de tabagisme passif sur la santé des techniciens“…
Seul problème : la garantie Apple ne fait aucune allusion, dans ses conditions d’utilisation, à des restrictions de réparation et à des annulations de cette garantie en raison de l’exposition d’un Mac aux volutes de cigarettes…
Pour justifier sa décision de ne pas faire jouer la garantie de ses clients, Apple a expliqué que la nicotine est classée comme substance toxique par l’Occupational Safety and Health Administration (OSHA), l’organisme américain en charge de la prévention des accidents et risques pour la santé sur le lieu de travail. Demander aux techniciens de s’exposer à ce genre de substance ne serait donc pas légal.
Reste qu’à long terme, la fumée de cigarette peut endommager l’ordinateur en permettant à la poussière de se déposer sur les composants alors pourvus d’une pellicule grasse laissée par le dépôt de nicotine.
source : http://www.theinquirer.fr/2009/11/27/fumer-peut-nuire-gravement-a-la-garantie-de-votre-mac.html
le 12 décembre 2009 à 15:09 - # permalien
Rires. Oui, je connais cette histoire. Non, je ne fume pas, tout bénéf ! Cela montre au moins 2 choses : la première, c’est qu’Apple est une société sans pitié sur le plan commercial, mais ça on le savait ; la seconde, c’est que si ce qu’Apple avance sur l’effet de la fumée sur les composants électroniques est vrai, alors c’est vrai aussi pour tous les autres PC non produits par Apple ou alors Intel fabrique des processeurs sensibles à la clope seulement pour Apple…
le 12 décembre 2009 à 15:13 - # permalien
Une dernière petite question, tu écris sur ton site que tu travailles en Open Soucre, tu va continuer dans cette voie ?
le 12 décembre 2009 à 15:16 - # permalien
Évidemment, dans le monde du Web, l’Open Source est très loin devant l’industrie. Relis la fin de mon commentaire ci-dessus : http://www.lektum.info/2009/12/12/pourquoi-je-suis-passe-de-linux-a-mac-os-x/#comment-2094
le 12 décembre 2009 à 15:23 - # permalien
Je pense que l’on vient tous de Twitter/Identi.ca
Mais pour continuer sur ce que tu dis (car c’est un troll intéressant et argumenté) :
« open source », je déteste cette ambiguïté que tu laisses : quand tu parles de Drupal, LAMP, … c’est du libre. L’open source (ex: Prestashop) c’est vraiment éloigné du libre.
« Les innovations industrielles face aux innovations open source » Bon là c’est un grand débat, mais pour résumer : dans le propriétaire, c’est une équipe qui fait l’innovation (avec Apple ils sont plein) mais la plupart du temps le proprétaire n’innove pas ou peu mais essaye d’enfermer le client dans une prison dorée.
Le libre (pas l’open source !) permet à tous de participer donc d’innover : il suffit qu’un pecno ait une idée, il la poste sur le bug tracker, si personne en veut, il la développe (pas toujours facile mais faisable (contrairement au propriétaire)) et peut entretenir sa version du logiciel (ex: les patchs externes de Linux).
le 12 décembre 2009 à 15:33 - # permalien
Je préfère le terme de Libre à celui d’Open Source, et il n’y a pas du tout la même connotation derrière. Le Libre introduit une notion de liberté et de droits là ou l’Open Source n’est qu’un modèle économique parmi d’autres.
Je n’aime pas du tout ton afirmation comme quoi l’innovation vient de l’industrie et que soit disant le Libre n’innovera jamais assez oO
L’innovation est moteur du Libre, c’est le propre du Libre d’innover pour une raison simple : ce qui existe déjà ne peut plus être vendu, et peut-être réutiliser sans contraintes. Donc on développe du nouveau, quelque chose qui n’existait pas avant. Le mouvement du logiciel libre est une constante innovation.
Apple innove rarement, en tous cas ton exemple de MobileMe, je suis quasi sûr qu’un équivalent existe en Libre, bien que je n’ai pas trop saisi ce que c’était. C’est juste un équivalent de dropBox ou stun peu plus évolué?
Enfin de la synchronisation par internet, ça me semble quand même pas révolutionnaire.
PS : pscoffoni t’as relayé sur identi.ca, c’est comme ça que chuis arrivé ici perso.
le 12 décembre 2009 à 15:35 - # permalien
Je ne suis pas si sûr qu’il y a de telles différences entre la signification d’ « Open Source » et de « Logiciel Libre », du moins d’un point de vue technique, ainsi que je le souligne dans la définition que je donne de l’Open Source ici : http://www.lektum.com/faq.html. En revanche, je peux comprendre qu’on puisse faire une distinction de valeurs entre les deux. Pour ma part, je parle d’Open Source, car ça parle plus à mes clients. Marketing Open Source oblige.
Sinon, concernant l’opposition entre innovation industrielle et innovation Open Source, ce n’est pas parce que l’industrie est régie par le marketing et qu’elle nous enferme dans ses offres commerciales qu’elle n’innove pas ou peu, c’est quand même un peu délirant de dire ça. Qui peut raisonnablement soutenir qu’Apple n’innove pas ? Franchement, depuis la sortie du premier Machintosh en 1984 (avant Windows et bien avant Linux), qui contenait la première interface graphique de type WIMP (Windows – Icons – Menus – Pointing device) jusqu’à l’iMac et l’iPhone aujourd’hui, on peut dire qu’Apple est le leader de l’innovation informatique et numérique. Au point où GNOME et Ubuntu ne font qu’imiter (comme ils peuvent) l’interface graphique de Mac OS…
L’innovation Open Source, elle, permet ce que Bernard Stiegler appelle une « économie de la contribution », c’est-à-dire un système économique nouveau dans lequel il n’y a plus des producteurs d’un côté et des consommateurs de l’autre, mais des contributeurs. Ça, c’est une idée géniale, oui. Mais tant que l’industrie ne l’adoptera pas, ça restera trop isolé dans la mesure où, sur le marché des OS en tout cas, ça n’arrive pas à s’imposer. Ça dépend des domaines : dans le domaine des applications web, l’innovation open source est beaucoup plus efficace ; dans celui des OS, l’innovation industrielle reste et restera très certainement devant encore longtemps : tout simplement parce que c’est elle qui produit les machines. Le jour où un particulier pourra construire un processeur, ça changera : mais sera-ce jamais possible ? Je ne le crois pas. On va quand même pas jeter l’industrie au nom du Libre ?
le 12 décembre 2009 à 15:59 - # permalien
Oula, t’es une source à troll !!! Chacune de tes phrases lance un débat énorme.
Tu dis Open Source car c’est mieux niveau marketing… je ne partage pas ton point de vue car il fait durer la confusion libre/open source.
Oula, Apple qui innove, je dirais plus qu’Apple a d’excellent graphistes, designers, mais surtout le meilleur marketing du monde, et le pauv’ pecno se retoruve assaillis de trucs jolis et facile à utiliser qui marchent tous entre eux avec du bon marketing à l’américaine (plus le fait que ca soit cher donc elitiste), donc normal il se dit « je veux faire parti de cette élite, être stylé, … » et il achéte. Mais toi tu connais le monde du libre, alors je ne comprend pas comment tu as put te laisser berné…
C’est Xerox qui a inventé l’interface graphique, Apple leur a pris l’idée et l’a mise dans un Mac !
Mac n’est pas le centre du monde, Gnome et KDE évoluent différement, Gnome est orienté simplicité/usabilité, KDE est orienté joli/pratique (ce qui fait penser à Mac mais qui n’est pas Mac !)
Là je parlais de l’informatique… n’extrapole pas vers l’industrie.
le 12 décembre 2009 à 16:06 - # permalien
J’ai regardé ta définition d’Open Source et tu enchaine erreurs sur erreurs :
« n’est pas « propriétaire » » : ca dépend ta définition de propriétaire…
« critères « ouverts » » : bizarre tes formulations…
« la libre redistribution du programme » : ou pas… tu n’as pas droit de la vendre le plus souvent
« modifié et amélioré [...] par une large communauté de développeurs à travers le monde. » : OU PAS !!! c’est justement PAS ca l’open source… C’est très proche du modèle propriétaire, sauf qu’ils montrent le code source
« un logiciel Open Source est la même chose que ce que Richard Stallman a été le premier à concevoir sous le nom de « logiciel libre » » : *se remet de sa crise cardiaque* *se remet de sa deuxième crise cardiaque*, *prend son souffle* : NON !!!
le 12 décembre 2009 à 16:08 - # permalien
Je veux juste dire qu’Open Source, ça passe mieux auprès des clients, c’est plus facile à comprendre et c’est moins militant. On ne peut pas vivre sans l’économie. Ou alors faut revenir à l’Ancien régime et à la société pré-industrielle.
Ben oui, Apple a emprunté des choses à Xerox. L’industrie, c’est aussi une communauté. C’est comme Linux et GNU.
Pourquoi ne pas reconnaître la dimension innovante d’Apple derrière sa dimension market ? Pourquoi est-ce si douloureux ? Pourquoi faut-il que pour toi ce soit l’un ou l’autre – market ou innovation ? Pour ne prendre qu’un seul exemple, l’iPod et l’iPhone, fallait l’inventer. Ce n’est pas que du marketing. C’est du design, c’est-à-dire justement de l’usabilité. Ils ont un temps d’avance, non ? C’est pas ça l’innovation ?
le 12 décembre 2009 à 16:28 - # permalien
Je découvre qu’en avril dernier, j’ai été précédé dans ma migration Linux -> Mac par un autre fan d’Ubuntu, comme quoi, y a bien quelque chose qui est en train de se passer : http://jonasluthi.com/2009/04/pourquoi-passer-dun-distribution-linux-a-mac-os-x/
le 12 décembre 2009 à 16:47 - # permalien
Bonjour,
c’est grâce à un tweet de Philipe Scoffoni que j’ai lu ton billet.
Pour ma part j’ai commencé avec Windows puis Ubuntu et maintenant ArchLinux.
La différence entre libre et propriétaire est avant tout éthique. Techniquement elle est moins marqué dans le sens où il est possible de faire un logiciel libre sans respecter l’éthique du libre, le faupen source comme vu sur Framasoft, qui a le vend en poupe ces temps-ci.
Concernant l’expérience MobileMe, iPhone et iMac je pense bien que ça doit être à vivre, Apple détient tout, logiciel et matériel, ils peuvent proposer des choses que même Microsoft ne peut pas (ils ne vendent quasi que du logiciel censé supporter une multitude de matériels). Pour ma part ça ne m’attire pas, rien qu’avec un iPhone j’avais la sensation de me faire prisonnier de quelqu’un (voir mon billet iPhone, flirt et séparation)
Comme disait Einstein « Notre époque se caractérise par la profusion des moyens et la confusion des intentions ». Au fond ce qui compte c’est surtout ce que l’on fait de l’outil et donc quelque part comment il est conçu.
Quand tu dis que « L’innovation industrielle est toujours plus puissante que l’innovation de la communauté Open Source » ce n’est pas complètement vrai, tout dépend ce que l’on regarde. Récemment j’ai lu un article que je ne saurais retrouver sur ce que serait le net sans logiciels libres, c’était très intéressant de voir où on en serait aujourd’hui, hadopi n’aurait pas de raison d’être car l’on ne pourrait échanger que ce que les entreprises voudrait bien. Wikipedia n’existerait pas non plus, ou du moins il serait concevable que la masse puisse enrichir une encyclopédie en ligne mais nullement que le contenu soit sous licence libre, ça deviendrait la propriété d’une entreprise (quelque part un peu le problème que soulève Google, Facebook, Twitter,…).
Dans notre monde capitaliste il est vrai que les entreprises industrielles vu leur puissance financière contribuent à l’innovation, mais la plupart c’est avant tout pour leurs bénéfices, indirectement leurs utilisateurs et donc leurs innovations (brevetés) ne pourront jamais bénéficier au plus grand nombre. N’oublions pas que ce qui nous permet d’échanger aujourd’hui ce n’est pas juste Wordpress, TCP/IP, Apache et j’en passe mais le Web qui fort heureusement pour nous n’est pas détenu par une entreprise.
Il y a un problème de conscience collective concernant le fait d’être les maitres de son système d’information. Pour moi je sais pourquoi je suis sous GNU/Linux, j’arrive à ne pas passer mes jours à administrer un système et ça répond à mes besoins.
Ce qui compte donc à ce jour ce n’est pas d’être sous Windows, Mac OS, Linux, BSD ou autres mais bien de savoir pourquoi car même chez Linux tout n’est pas éthiquement juste, il faut bien vivre dans le monde actuel et non dans une utopie qui espérons soit notre futur, en tout cas la situation actuelle s’y prête
le 12 décembre 2009 à 16:53 - # permalien
@Frédéric : réponse nuancée et intéressante. Juste une précision : je dis que l’innovation industrielle est plus puissante que l’innovation Open Source à mes yeux seulement concernant l’offre des OS et périphériques liés, et du moins à ce jour. J’ai bien dit et je suis bien d’accord pour dire que, en matière Web, l’industrie est très loin derrière l’Open Source. C’est pour cela, en effet, que nous sommes là à en discuter.
le 12 décembre 2009 à 17:38 - # permalien
Bonjour Stéphane, je ne suis guère étonné de tous les commentaires que je vois là. La communauté du logiciel libre est parfois très chatouilleuse
.
J’ai vu passé le mot troll, je trouve le jugement un peu dur. Votre article explique en détail les raisons de votre passage sur MacOS et c’est ce que j’avais trouvé intéressant. Il est évident que sur le plan de « l’expérience » utilisateur les IPhone ou Mac sont en avance. Le choix des OS libre est parfois un choix difficile à assumer. Mais au-delà de l’utilisabilité, il y a l’aspect social voir sociétale des logiciels libres. C’est la défense d’un modèle qui se veut coopératif ou règne l’abondance (pas de limite à l’utilisation). On sait que la rareté entraîne la violence sous toutes ces formes plus ou moins visibles.
En ce qui concerne Apple, il règne une forme de « violence » autour de l’Iphone. Des développeurs se voient retirer leurs applications de l’AppleStore http://www.presse-citron.net/un-blog-qui-recense-les-applications-refusees-par-lapp-store-dapple, les utilisateurs jailbreak leur Iphone et se font pirater http://www.clubic.com/actualite-309854-iphone-jailbreak-vulnerable-pirate-virus-worm.html
donc oui les logiciels libres ce n’est pas aujourd’hui encore un choix que l’on fait par confort, mais pour défendre une certaine idée de ce que pourrait être une société ouverte où la rareté n’a pas sa place. Un autre modèle économique. Et c’est là que vient l’open source qui est une dérivation du logiciel libre dont seuls les aspects « pratiques » (l’ouverture du code ) ont été retenus.
Comme vous dites, vous avez été capturé par le marketing Apple, c’est déjà bien d’en être conscient. Reste à voir sur le long terme ce qu’il ressortira de cette aventure. Pour l’instant vous avez une machine neuve, un OS à jour et récent. Qu’en sera-t’il dans 4 ou 5 ans ? Combien cela vous coutera-t-il de sortir vos données du nuage Apple et de ses formats pas toujours ouverts ? Souvent le coût d’entrée est bas (enfin quoique pour Apple c’est pas vraiment le cas), j’espère que le coût de sortit ne sera pas proportionnel.
Concernant le cloud computing Apple, vous dites « avoir toutes ses données « dans le nuage » et, par conséquent, non seulement de ne jamais les perdre ». Heu faites des sauvegardes quand même, d’autres ont vécu des aventures bien douloureuses à ce sujet
Au fait, pour une machine à laver open source c’est par là : http://www.oswash.org/
le 12 décembre 2009 à 17:40 - # permalien
[...] Commentaire sur Lektum.info » Pourquoi je suis passé de Linux à Mac OS X. [...]
le 12 décembre 2009 à 18:27 - # permalien
@Philippe :
J’ai longtemps pensé comme vous (on se vouvoie ? pas très logiciel libre, tout ça
). Mais j’ai le sentiment que, dans votre propos, il y a une alternative cachée : ou bien on veut le modèle industriel des marques — et donc un modèle propriétaire avec des aspects fermés liés au droit — ou bien on veut le modèle social du libre — et donc l’a dimension de l’abondance et du coopératif, mais sans l’industrie et ses marques propriétaires.
Aujourd’hui, je pense que cette opposition n’est plus tellement porteuse. Le Libre s’est fait sa place, au point que les industries l’ont reconnu, quand bien même c’est parfois pour se « l’approprier » (ex : FreeBSD et UNIX dans Mac OS X). Sauf que c’est parce qu’il y a du UNIX dans Mac OS X que je l’ai acheté. C’est parce qu’il y a du Libre dans Mac que j’en ai voulu. Et ça, ça change tout pour moi. De même, quand je fais un site sous Drupal à un client, je le luis vends. Mais il achète du Drupal, il achète du Libre. Alors, c’est sûr quand Mac OS X sera aussi ouvert et libre que Drupal, les poules auront des dents ou alors les marques ne seront plus propriétaires. Mais c’est peut-être cela qu’il faut rechercher aujourd’hui : mettre du Libre dans l’industrie des marques, en faisant mieux qu’Apple, en amenant les marques à le faire de manière plus ouverte. Comme quand on force Microsoft à cesser d’imposer Internet Explorer. Et s’il faut l’appeler « Open Source » pour que les marques l’acceptent, ça ne me gêne pas. Mais à mon avis, le monde de demain, si on veut qu’il soit plus ouvert, il est dans un nouveau modèle qui doit fonctionner avec l’industrie et pas contre elle. Un « autre modèle économique », oui. Avec du libre, oui. Mais sans l’industrie, non. Il ne faut donc pas rejeter les marques et leur politique : il faut chercher à leur faire comprendre qu’elles n’ont rien à perdre à s’ouvrir un peu plus.
le 12 décembre 2009 à 20:02 - # permalien
Ce billet tombe bien, je suis justement en train de réfléchir à effectuer la même démarche.
Bravo pour ton « courage » et désolé qu’une armée de « linuxiens » débarquent sur ton blog
Moi aussi je veux u iMac mais il faut encore que je dégage un budget, madame en tout cas en serait ravie
le 12 décembre 2009 à 20:09 - # permalien
Les linuxiens, dont je fais encore partie, sont toujours les bienvenus sur mon blog. À bas la guerre des clans
Pour ma part, j’utilise d’ailleurs les 3 systèmes : Mac OS X au quotidien (système de prédilection), Ubuntu sur mon Netbook en déplacement, et Windows quand je code un site (parce qu’il faut bien vérifier comme le site s’affiche pour les 80 % d’utilisateurs Windows de la planète, grr).
le 12 décembre 2009 à 20:28 - # permalien
@Stéphane
Je suis vieux jeu, je vouvoie toujours par défaut et cela n’a rien à voir avec le libre d’ailleurs. Les Libristes se vousoient s’ils en ont envie, rien n’est dit à ce sujet sur le site de la FSF. Bon alors je vais te tutoyer comme cela on sera « amis ».
Dans mon propos il y a bien une alternative, c’est ainsi que les logiciels libres se définissent. En aucun cas ils ne se positionnent contre l’industrie. La preuve les industriels en font un grand usage dans leur produit. Cependant si la logique n’est pas appliquée jusqu’au bout (redistribution des contributions à la communauté) il y a un risque de voir disparaître l’open source. J’ai écrit récemment un billet sur le sujet : http://philippe.scoffoni.net/cloud-computing-peut-il-tuer-open-source/
Apple a construit le Mac OS X et tout un tas d’autres logiciels de son système en utilisant du code open source. Leur objectif : capter le marché avant les autres. Et réutiliser du code est une bonne solution. Mais ce qu’ils ont construit dessus est fermé, rien n’a été retourné à la communauté. Apple prend beaucoup, mais ne retourne pas beaucoup, ce n’est pas la philosophie du logiciel libre ni même celle de l’open source qui ne saurait survivre à ce genre de comportement…
Donc si tu aimes l’open source et que tu veux le défendre, tu dois ramener ton Mac OS X au magasin
le 12 décembre 2009 à 21:31 - # permalien
[...] Lektum.info » Pourquoi je suis passé de Linux à Mac OS X. [...]
le 12 décembre 2009 à 23:25 - # permalien
[...] je suis passé de #Linux à #Mac OS X http://bypsc.fr/h9 [...]
le 13 décembre 2009 à 3:41 - # permalien
« Sauf que c’est parce qu’il y a du UNIX dans Mac OS X que je l’ai acheté. C’est parce qu’il y a du Libre dans Mac que j’en ai voulu. »
Je me permet de réagir à la phrase précédente montrant un manque de connaissance historique important :
* UNIX est privateur ! C’est un système d’exploitation autonome. GNU/Linux en est un autre (oui GNU/Linux et pas juste Linux) mais ils n’ont absolument rien en commun sinon que le premier à inspiré le second. Le code d’UNIX est ouvert donc OpenSource mais est soumis à des licences non libre.
* Toute la suite Mac est basé sur du code issue de BSD qui lui aussi est OpenSource mais pas Libre. Apple n’inclut aucun code sous GPL ou autre licence libre parce que le libre à tendance à être viral. Il n’y a rien de libre dans Mac.
Quand à l’article, il manque lui cruellement de recul et de reflexion sur la question du matériel.
Oui les OS Apple ca fonctionne avec le matériel Apple. Qu’y a t’il de si surprenant la dedans ? C’est comme de dire que les jeux de playstation sont lisibles correctement dans la playstation.
Vous inversez le problème. Dans la réalité, ce sont les autres constructeurs qui ne communiquent pas les spécificités de leur matériels aux développeurs tiers, ce qui les rend difficile à intégrer alors que pour Apple les specs sont fournis directement aux devs.
Dans le cas de GNU/Linux, les constructeurs fabriquent leur matériels et ne donnent quasiment rien au monde du libre et le plus souvent le matériel est supporté bon gré mal gré après des tonnes de retro-ingénieries.
Rendre l’OS coupable de la mauvaise gestion du matériel est un peu facile et biaisé dans ce contexte.
Si l’on relit votre analyse basée seulement sur le ressenti utilisateur qui dit « ca marche ensemble, c’est merveilleux » alors le monde parfait serait celui où Apple créerait les machines, le système d’exploitation, les logiciels, les périphériques, les protocoles, les normes, les services et les réseaux. Dans ce monde parfait, il y aurait donc une seule entreprise d’informatique au monde a qui l’on donnerait tout. Avec le monopole que ça implique et tout ce que ca peut avoir de mauvais pour l’humanité. Mais c’est pas grave puisque « ca marche ».
Peut-on raisonnablement se mettre la tête dans le sable et perdre sa liberté pour des gadgets qui fonctionne entre eux ?
le 13 décembre 2009 à 12:25 - # permalien
[...] @clochix Exemple par ici http://bypsc.fr/h9 [...]
le 13 décembre 2009 à 13:22 - # permalien
@Kévin Hinault « Toute la suite Mac est basé sur du code issue de BSD qui lui aussi est OpenSource mais pas Libre. »
Houlà, grave incompréhension là !!!
Le code sous licence BSD est tout à fait Libre. Il offre les 4 libertés fondamentales à ses utilisateurs. Simplement il n’est pas copyleft, donc pas viral, c’est une licence de type permissive.
Autant je suis un défenseur des licences copyleft, autant je reconnais volontier que les licences permissives sont également des licences libres.
le 13 décembre 2009 à 14:02 - # permalien
@MCMIc : Je parlais de l’OS et non de la Licence.
La Licence BSD est « compatible » avec les 4 libertés fondamentales de la GPL mais ne respecte pas le principe de paternité qui est intrinsèque au Libre.
le 13 décembre 2009 à 14:04 - # permalien
C’est d’ailleurs pourquoi Apple l’a choisi : pour pouvoir rajouter sur le code BSD des copyright bien fermé et ne pas avoir l’obligation d’ouvrir les sources du père.
le 13 décembre 2009 à 20:29 - # permalien
[...] réflexe très répandu. Encore hier je lisais un article qui illustre parfaitement ce comportement http://www.lektum.info/2009/12/12/p…; Défendre le Libre et acheter un [...]
le 14 décembre 2009 à 11:36 - # permalien
Tout ça pour une question de carte 3d…Où comment du propriétaire pousse à racheter du propriétaire.
J’imagine que le pc en question était un portable. Si c’était un fixe, changer la carte 3d par une autre compatible avec la version de ton pilote ne devait pas être insurmontable.
Toutefois je comprends ta position, moi aussi j’ai subit ces aléas matériels. J’ai du repasser sous windows à cause d’un problème similaire. Malgré mes convictions j’ai dit « merde », installé win7 et découvert les services bien pratiques de google (Reader et Calendar) sous un même Id Gmail avec mon nom et prénom…C’était cool, fashion et super pratique mais dévoilait beaucoup (trop) sur moi. Je n’ai rien à me reprocher mais j’ai pas envie qu’on sache la dernière fois que j’ai tapé « informatique et anarchisme » ou « youporn » dans ma barre de recherche ou qu’on voit mon billet d’avion électronique envoyé par l’agence de voyage.
Bien sûr il est illusoire avec mon maigre bagage technique de réussir à devenir invisible à google, mais je pense que je peux quand même arriver à tendre vers un certain anonymat qui me revient de droit.
ps: Je crois me souvenir qu’Apple avait déguisé l’apparition de la « feature » DRM dans itune en la faisant passer pour une « faille de sécurité »… Belle capacité d’innovation de l’industrie non? :’)
le 14 décembre 2009 à 11:44 - # permalien
Rectification, la mise à jour d’apple concernait l’accès au store (http://www.clubic.com/actualite-19199-apple-bloque-pymusique.html)
le 14 décembre 2009 à 14:28 - # permalien
« parce que, dans Mac OS X, je peux installer certains logiciels qui n’existent pas pour Linux »
L’inverse est également vrai
J’ai même quelques logiciels (ex: MySQL GUI Tools) qui sont mieux finis pour les distrib Linux ou pour Windows que pour Mac OS.
PS : je suis utilisatrice de Windows XP / Linux Debian / Linux Ubuntu / Mac OS X / iPhone OS
le 17 décembre 2009 à 20:21 - # permalien
Lenezir a dit : « Le matériel Mac n’est compatible qu’avec des périphériques Mac, qu’ils font payer un max. »
et il a dit aussi : « MacOS X est certainement très stable (je n’ai jamais eu l’occasion de le tester) et il est très réputé pour les personnes touchant à la photo, la vidéo et la 3D. »
C’est peut-être là le problème ! Il faudrait peut-être qu’il se renseigne un peu plus. J’utilise Mac depuis plus de 15 ans. Il fut un temps où très peu de périphériques externes fonctionnaient avec le Mac. Mais ce temps là est loin, très loin même depuis l’arrivée de MacOS X. Avec Snow Leopard, la gamme de périphérique connectables (le plus souvent sans installer quoique ce soit) couvre la plupart des périphériques disponibles.
D’autres part, Mac commercialise très peu de périphériques externes (borne airport, time capsule, iPod notamment).
En ce qui concerne la politique tarifaire d’Apple, il faut souligner que les prix n’ont fait que baisser au cours des années. Actuellement, si les prix stagnent, Apple fait le choix de la puissance. C’est ce qui s’est passé pour le nouvel iPod Nano qui a vu sa mémoire doubler + l’intégration d’une caméra vidéo et d’un microphone.
Pour finir, rappelons l’offre logicielle qui équipe chaque Mac : iLife, une suite logicielle permettant de gérer et traiter toute donnée multimédia depuis la création (film, albums photos, site internet) jusqu’à la diffusion (DVD, podcast, web…)
Mac c’est très bien, Linux aussi. L’important n’est pas le système d’exploitation mais ce qu’on fait avec !
le 18 décembre 2009 à 0:19 - # permalien
Moi je pense que vous avez tous raisons au final :
- Windows est un système qui reste instable,quelque soit les versions, même avec du bon matériel, bien intégré, il nécessite toujours une maintenance pour pas mal de raisons logiciels…
- Linux est une bonne alternative, pour un utilisateur qui prendra le temps de l’installer et de comprendre son fonctionnement.Premièrement il devra choisir sa distribution, ensuite l’installée,puis la configurée, géré pourquoi pas quelques problèmes (arrêtez ca arrive…) et donc savoir se débrouiller en retrouvant une communauté qui pourra l’aider gratuitement ou en fouillant sur le net…. Et d’un point de vu éthique il est clair que cet OS est vraiment clean…
- Mac est une solution encore différente. Le but de mac osx est privilégié la simplicité et l’efficacité . On branche,ca marche, on cherche pas a comprendre pourquoi, quitte a payer plus cher. Et c’est vrai que ca représente un probleme : en créant sa « bulle informatique » Apple peut se permettre de vendre du matériel en réalisant des marges de 40% par exemple, au grand bonheur de ses investisseurs…
Je pense qu’après le choix est propre a chaque utlisateur.
Les Windowsiens choisissent (ou des fois ne savent meme pas qu’ils ont le choix) un système rependu en majorité sur le marché, ou une logithèque énorme (surtout les jeux) existent uniquement sur cette platforme.
Les linuxiens sont des personnes souvent « vaccinées » de Windows et qui préferent un système plus stable, plus ouvert, et qui, pour la plupart, aiment savoir comment leur système fonctionne.C’est aussi un choix « politique » …
Les « Maceurs » (je ne sais pas si ca se dit exactement comme ca^^) sont des personnes aussi qui ne veulent pas de windows, mais qui ne veulent en aucun cas se prendre la tete ou savoir comment fonctionne leur ordinateur… Il considèrent avant tout leur machine comme un outil ou une machine de divertissements sans vraiment chercher comment tout cela fonctionne, ca ne les intéressent pas .
Personnellement je me suis acheté un mac d’occasion (imac) depuis près d’un mois. Je répare des PC sous windows tous les jours et je n’avais plus le courage ni l’envie de me prendre la tete sur mon pc le soir en rentrant de mon taf…. et comme beaucoup j’ai été intrigué par Mac (grace, à cause ?) de mon Iphone…
J’ai un poste sous debian qui tourne parfaitement mais bon pas envie de bidouiller le soir dessus il ne me sers que pour mes déplacements…
Et j’avoue que bien que jdétestant la politique commerciale de Mac , bah je dois avouer que c’est efficace… Je ne vais pas détailler mais bon faut avouer que c’est simple non?
Voila le tout est de faire son choix mais les linuxiens comme maceurs avez tous les deux raisons… Après de là a savoir quel OS est le meilleur c’est impossible ca dépend de trop de facteurs et d’utilisations différentes….
Au pire utilisez les trois ! apparemment des teams ont reussi a créé des distributions (pirates forcéments :S) de mac OSX pour des plateformes x386 (IATKOS par exemple)…
le 18 décembre 2009 à 0:35 - # permalien
[...] C’est à lire ici : http://www.lektum.info/2009/12/12/pourquoi-je-suis-passe-de-linux-a-mac-os-x [...]
le 18 décembre 2009 à 1:45 - # permalien
On peut voir l’informatique de plusieurs manières comme le souligne très justement Redsmall :
* d’un point de vue utilisateur
* d’un point de vue technique
* d’un point de vue ethique
Il est très difficile de concilier les trois dans un OS.
* Si l’on prend Mac, Apple a choisi l’efficacité et l’ergonomie donc « utilisation et technique » au détriment de toute forme d’ethique.
* GNU/Linux fait le choix de la qualité technique avec une très forte dose d’éthique.
* Windows … no comment.
La question n’est donc pas quel est le meilleur OS ou pourquoi changer mais plutôt :
« Que suis-je prêt à perdre ? Du temps, de l’argent ou un bout de mon âme ? »
Mon avis :
MacPhilou m’a choqué au plus haut point en exprimant sa dernière phrase :
« L’important n’est pas le système d’exploitation mais ce qu’on fait avec ! »
C’est un manque de recul, un OS n’est pas juste un outil bête et méchant permettant de manipuler des données, c’est un outil qui aura une incidence directe sur les données que l’on y met.
L’utilisation de tel ou tel format / protocole / techno favorisera ou au contraire diminuera la marge de manœuvre, la créativité des utilisateurs, le partage des connaissances.
Le meilleur exemple reste internet qui est un système à lui seul. Quand http a été créé, il existait un concurrent semblable mais fermé et limité. Si http s’est imposé c’est grâce à son ouverture et le fait que tout le monde pouvait y avoir accès, le bidouiller ou y apporter sa pierre. Les services qui en ont découlé (socialisation, services, communication, culture, etc ) suffisent à justifier cette ouverture.
Personne n’a le monopole des idées, n’en déplaise à Apple et il leur faudra bien accepter un jour que le reste du monde est capable d’innover. (Ils l’ont un peu compris avec l’AppStore tout en gardant le contrôle et les revenus générés)
Le fait de dire « je ne veux pas comprendre » (et je l’entend très souvent) est simplement de l’égoïsme. Ok tout le monde ne veut pas comprendre. Mais les autres devrait donc subir ce manque de curiosité ? Les non curieux ne sont pas seuls sur Terre.
Améliorer ses photos, monter des vidéos ou faire de la musique ne sont pas les formes ultimes de créations.
Je vois l’informatique comme une science -certes très techniques, peu naturelles- mais c’est une évolution. Les mathématiques sont devenues de la physique, puis de l’électronique, puis de l’informatique…
Les sciences ont toujours progressé là où on ne les attendait pas. De la part de gens curieux qui s’y sont intéressés, ont fait des recherches et ont eu des illuminations. Si l’on ferme les technos on ferme l’accès aux connaissances, on ferme la créativité. Ah c’est certain, on pourra toujours faire joujou avec ses photos mais pour ce qui est d’améliorer ou de comprendre notre monde, tintin.
J’ai pris le parti de soutenir le Libre parce que c’est un mouvement qui privilégie l’accès aux connaissances pour tous sur le long terme plutôt que d’assouvir les besoins exécutifs des utilisateurs sur le court terme.
le 18 décembre 2009 à 7:52 - # permalien
Kevin Hinault a dit : MacPhilou m’a choqué au plus haut point en exprimant sa dernière phrase :
« L’important n’est pas le système d’exploitation mais ce qu’on fait avec ! »
Je pense qu’il a mal interprété mes propos. Je voulais dire par là que si le système d’exploitation est un élément important à prendre en compte, ce qui prime par dessus-tout est l’usage que je vais faire de mon ordinateur.
J’ai longtemps été confronté (et à ce titre été un acteur un peu borné) à la lutte stupide Mac ou PC (un temps où Linux n’existait pas ou si peu) ; chacun se bornant à dire mon système est meilleur que le tien.
Je suis enseignant et ce que je veux c’est un ordinateur qui permettent à mes élèves de pouvoir travailler, s’exprimer, créer…
A ce titre, si on regarde l’équipement des écoles primaires, on doit avoisiner les 95% de PC sous windows, avec des collègues qui sont conscients des problèmes du système.
Quand on leur propose un autre OS (Linux ou Mac), ils ont peur de ne plus maîtriser l’environnement. C’est pour ça qu’ils continuent sous windows. Dans les discussions, mon point de vue est clair : il faut installer dans une classe un ordinateur (ou plusieurs ! Ah l’argent !) que l’enseignant maîtrise pour que les élèves l’utilisent.
Désolé Kevin. Je suis d’accord sur l’impact du système d’exploitation sur la façon de traiter les données, je suis d’accord sur le fait que l’utilisation d’un ordi ne se limite pas au multimédia mais je reste persuadé que le choix d’un ordi doit se faire par rapport à des besoins.
le 18 décembre 2009 à 9:06 - # permalien
@Redsmall : entièrement d’accord avec ton analyse. Ton parcours est intéressant et à sa manière très proche du mien. J’adore Linux et il y a même des petites apps que je ne retrouve pas sous Mac et qui me manquent. Mais, comme toi, j’arrive à un moment de ma vie où je n’ai plus envie de passer du temps à configurer, fouiller le web, etc., pour faire marcher certains trucs, chose, que, avant j’aimais faire. Du coup, je me retrouve bien dans ta définition de l’utilisateur Mac. Car, comme le disait aussi MacPhilou, « L’important n’est pas le système d’exploitation mais ce qu’on fait avec ! » Et moi, désormais, je ne veux plus perdre de temps avec mon système : je veux faire mon job vite et bien sur ma machine !
@Kévin : j’aime bien la question que tu poses : « Que suis-je prêt à perdre ? Du temps, de l’argent ou un bout de mon âme ? » C’est très juste comme question, si juste que j’apporte une précision : ce que l’on est prêt à perdre change avec le temps. Il y a quelques années, j’étais prêt à « perdre » du temps pour mettre en place mon système et étais fier de moi de tourner qu’avec du libre (maquettes web sous Inkscape, retouche avec Gimp, développement avec QuantaPlus, etc.). Aujourd’hui, je gagne un peu plus d’argent, et ce qui compte actuellement pour moi, c’est de ne plus perdre de temps ; en revanche, je veux bien perdre un peu d’argent sur l’achat de mon matériel si je gagne en temps. Me voilà donc sous Mac.
@Kevin : tu dis : « J’ai pris le parti de soutenir le Libre parce que c’est un mouvement qui privilégie l’accès aux connaissances pour tous sur le long terme plutôt que d’assouvir les besoins exécutifs des utilisateurs sur le court terme. » Je réponds : on peut faire les 2 et utiliser, sur des machines différentes, plusieurs systèmes différents, pour des raisons différentes en attendant le mouton à 5 pattes du système parfait (Chrome OS ? non, je déconne, malgré mon dernier billet.)
@MacPhilou : « ce qui prime par dessus-tout est l’usage que je vais faire de mon ordinateur. » Je suis d’accord avec ça. Et aussi : « le choix d’un ordi doit se faire par rapport à des besoins ». Entièrement d’accord. Cela ne veut pas dire qu’on ne peut pas être curieux et augmenter ses connaissances. Quand on passe à Mac après avoir été 5 ans sous Linux, comme moi, on peut dire qu’on ne manque pas de curiosité.
le 21 décembre 2009 à 15:58 - # permalien
[...] Open Source) vient de publier sur son site lektum.info un billet au titre accrocheur : « Pourquoi je suis passé de Linux à Mac OS X » [...]
le 22 décembre 2009 à 14:47 - # permalien
Salut,
Je te soutiens à 100% dans ton choix
… moi j’ai du me faire à l’idée que linux n’est pas encore tout à fait prêt pour tout le monde, bien qu’on nous essaie de faire croire le contraire.
La preuve en est que, mes parents qui habitent à 1000bornes de chez moi a rencontré des problèmes sous linux – ils sont un peu âgé pour passer leurs temps à discuter sur des forums, ou à effectuer des recherches sur le net, d’autant plus qu’ils s’y sont mis à l’informatique très tard dans leur vie – ils ont rencontrés quelques souci sous linux. Étant donné que leurs explications n’étaient pas assez claires, j’ai du faire une demande auprès des Parains Linux du coin pour voir s’ils pouvaient l’aider.
Sur le coup, mes parents ont trouvé génial l’idée qu’une personne extérieure veulent bien les aider à résoudre un problème qu’ils ne sont pas capables de résoudre sur leur ordinateur, mais le problème étant que les parrains ne peuvent pas être à leur disposition tout le temps, et que je peux bien comprendre.
Et voilou, je suis en train de penser à les acheter un iMac pour Noel
.. surtout qu’au niveau du support, le support d’Apple est meilleur que celui de Microsoft. Et je ne parle pas du design des Macs, des applications et des petits gadgets dont se raffole tant les nouveaux consommateurs de gadget high tech
.. sans parler d’iTunes qui va passer sur le Cloud, et qu’Apple est en train de négocier pour que les possesseurs d’iPhone/iPod Touch puissent visualiser la télé à partir de leur joujou moyennant un abonnement mensuel, etc, etc. Et oui, nous sommes des « consommateurs »
Je suis tombé sur cette page via le lien : http://www.wikio.fr/high-tech/informatique/os/linux
le 29 décembre 2009 à 16:38 - # permalien
Très intéressant tout ceci (bon je n’ai pas lu tout les commentaires, pardon). Pour ma part je bosse sous Linux (serveur), Windows (poste client) et à titre personnel je suis sous mac. Qu’est-ce que cela donne au niveau des stats utilisateurs / OS ?
Ma préférence (toute personelle) est pour le mac, et quand on est linuxien, geek ou bidouilleur, on n’est pas en reste avec X11 & macports ou encore avec fink. Les meilleurs outils sont portés sur les macs et côté libre, il y en a beaucoup.
le 10 janvier 2010 à 22:29 - # permalien
[...] Écho à : http://www.lektum.info/2009/12/12/pourquoi-je-suis-passe-de-linux-a-mac-os-x/ [...]
le 10 janvier 2010 à 22:30 - # permalien
[...] Exemple par ici http://bypsc.fr/h9 [...]
le 10 janvier 2010 à 22:30 - # permalien
[...] Commentaire sur Lektum.info » Pourquoi je suis passé de Linux à Mac OS X. [...]
le 10 janvier 2010 à 23:22 - # permalien
[...] Lektum.info » Pourquoi je suis passé de Linux à Mac OS X. [...]
le 8 mars 2010 à 10:30 - # permalien
Lu dans l’article : « j’apprends que Mac OS X est, tout comme Linux, un système UNIX (notamment FreeBSD) »
Je l’apprends moi aussi ! Dire que je pensais que c’était BSD la base de Mac Os X …